Pourquoi les médiocres ont pris le pouvoir

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Un système qui exige avant tout de « jouer le jeu ». Selon vous, cette expression courante pourrait bien être le slogan de la « médiocratie ». Qu'entendez-vous par là ?
Cette expression désormais courante est elle-même assez représentative du problème puisque pauvre sémantiquement. Elle comporte deux fois le même mot sous deux formes différentes. Mais, sous ses dehors ludiques, inoffensifs et enfantins, son sens est bien plus grave. Le jeu serait d'abord un ensemble de règles non écrites et de procédures usuelles quoique informelles auxquelles on doit se prêter si on compte arriver à ses fins. Cela passe essentiellement par certains rituels qui ne sont pas obligatoires, mais marquent un rapport de loyauté à un corps, au réseau. Mais le revers de ces mondanités – soirées, déjeuners, ronds de jambe et renvois d'ascenseur – est violent. On tue symboliquement pour punir un manque d'allégeance au réseau, dans des contextes qui laissent aux plus forts une grande place à l'arbitraire. En fin de compte, cela génère, sans que l'on y prenne garde, des institutions et des organisations corrompues au sens fort, au sens où les représentants d'institutions perdent souvent de vue ce qui les fonde en propre, au profit d'enjeux qui n'ont rien à voir avec leur bien-fondé social et historique. Et la médiocratie gagne du terrain.


(sources :
lepoint.fr, 16 janvier 2016)
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Petite Histoire du Diocèse de Maurienne

« A l'occasion de la troisième conférence du cycle "Histoire et Foi",
Le mercredi 19 mai 2010 à 18 heures,
à la maison diocésaine de Maurienne, 47 rue Bonrieux à Saint Jean de Maurienne,
Le Père Jean PRIEUR, professeur d'histoire, qui connaît parfaitement la Maurienne et son riche passé, présentera son dernier ouvrage, la "Petite Histoire du diocèse de Maurienne". Des origines (VI° siècle) à 1966, le Père PRIEUR y aborde tous les sujets : fonction des évêques, piété populaire, art religieux. Une synthèse très réussie qui, au long de ses 125 pages et par de nombreuses illustrations, permet de découvrir ou de redécouvrir la très riche histoire de l'évêché de Maurienne, et de mieux comprendre les hommes et les femmes qui ont façonné notre Maurienne, en y annonçant l'évangile. Ouvrage en vente à la Conférence, 18 €uros. Entrée libre, tout public. »
Sources : http://bibliomaurienne.canalblog.com/archives/2010/05/11/17862218.html
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La fin du courage

« J’ai perdu le courage comme on égare ses lunettes. Aussi stupidement. Cela m’est arrivé alors que je voyais la société dans laquelle je vivais être sans courage. J’ai glissé avec elle. Dans elle. C’est étonnant d’apprendre que parfois le monde et soi-même avons le même âge. C’est rare. Mais dans cette époque sans courage, nous sommes tous naissant. »
Cynthia Fleury, La fin du courage (2010) chez Fayard.

« Sans morale, pas de courage, et sans courage plus de véritable démocratie : telle est, au plus bref, la réponse suggérée, à partir notamment d'une relecture, inattendue et intéressante, d'un beau texte de Victor Hugo. »
Sources : LeMonde.fr

« L’important en politique, c'est le COURAGE. Si notre attitude procède d'une morale (terme plus fort et plus profond que l'éthique) et de liberté (d'esprit, de parole, contraire à la soumission et à l'asservissement), seule la voie du courage est la bonne (et la plus difficile). Elle isole parfois, quand les autres ne sont pas eux-mêmes courageux notamment et suivent comme des moutons… »
Sources : Marie-Anne Kraft

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Des pétales de roses ?

« Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie »

Albert Londres, Terre d'ébène (1929).
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La politique appartient à tous

« Mais le plus grand péril que court toujours une démocratie et le gouvernement du peuple par le peuple, c’est dans la négligence des citoyens qu’il réside. Car eux seuls peuvent les faire vivre dans une action incessante ou les laisser s’affaiblir, par leur indifférence et leur inertie. La politique appartient à tous et elle n’est pas la chose de ceux seuls qui s’y consacrent entièrement ; tous doivent s’en souvenir à chaque instant. »

Extrait de « La vérité guidait leurs pas », Pierre Mendès France.
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Les carnets d'un médecin de montagne

À l’occasion d’un rangement de printemps j’ai retrouvé cette première édition d’un livre poignant qui raconte la vie hors du commun d’un médecin charismatique toujours présent dans la mémoire de très nombreux Mauriennais et d’Albiens. Le récit d’une autre époque qu’il est sans doute bon de donner à lire aux jeunes générations... Sa dernière édition est disponible chez des commerçants en ligne et sans doute dans les bonnes librairies.


« Au moment où il a dicté ce texte à sa fille, en 1990, le docteur Berger était le plus vieux médecin de Maurienne, voire de France ! Il aimait tant la médecine qu'il l'a exercée jusqu'au bout.
A 85 ans, en juillet 1993, à bout de force, il a dû cesser son travail, et il est mort trois mois plus tard. A travers ce témoignage sur la médecine et la vie dans les Alpes avant et après la guerre (de 1934 à 1960 environ), on peut lire une grande histoire d'amour entre un médecin étranger et son pays d'adoption. »
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Le clientélisme politique dans les sociétés contemporaines

Une fois n’est pas coutume, permettez-moi de proposer la lecture d’un ouvrage collectif consacré au « clientélisme politique », paru en 1998 aux Presses Universitaires de France.

« Parce que le clientélisme est très souvent perçu comme un vestige de formes politiques anciennes, sa permanence dans les sociétés modernes apparaît comme un anachronisme. Plus, il est présenté comme l'envers de la démocratie : une survivance du passé. Les pratiques clientélaires ne sont pourtant pas l'apanage des seules sociétés " traditionnelles ". La modernité politique s'en est dans de nombreux cas accommodée ; elle a pu même les entretenir et en favoriser l'essor. On ne comprendrait pas autrement que, comme l'attestent par exemple des scandales récents en France ou en Italie, certains liens politiques puissent encore aujourd'hui se fonder sur les échanges et les obligations interpersonnelles. L'objectif de ce livre n'est pas de proposer une nouvelle approche théorique du clientélisme. Il s'agit plutôt de rendre compte des processus historiques qui, dans certains contextes, ont permis la reproduction, mais aussi la transformation, des pratiques clientélaires au sein de sociétés modernes. C'est pourquoi les textes rassemblés ici ont en commun d'utiliser la notion de clientélisme pour interroger des faits politiques singuliers (la politisation en France sous la IIIe République, la transition démocratique au Bénin, les pratiques politiques populaires au Brésil, les associations de soutien des politiciens japonais, le localisme en Italie, les partis politiques français, la dénonciation des mœurs parlementaires dans l'Italie libérale, la corruption politique à Naples) et décrire, grâce à elle, cette singularité. »

Il est possible de se le procurer notamment chez Amazon.fr ou Fnac.com.
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