Le clientélisme politique dans les sociétés contemporaines

Une fois n’est pas coutume, permettez-moi de proposer la lecture d’un ouvrage collectif consacré au « clientélisme politique », paru en 1998 aux Presses Universitaires de France.

« Parce que le clientélisme est très souvent perçu comme un vestige de formes politiques anciennes, sa permanence dans les sociétés modernes apparaît comme un anachronisme. Plus, il est présenté comme l'envers de la démocratie : une survivance du passé. Les pratiques clientélaires ne sont pourtant pas l'apanage des seules sociétés " traditionnelles ". La modernité politique s'en est dans de nombreux cas accommodée ; elle a pu même les entretenir et en favoriser l'essor. On ne comprendrait pas autrement que, comme l'attestent par exemple des scandales récents en France ou en Italie, certains liens politiques puissent encore aujourd'hui se fonder sur les échanges et les obligations interpersonnelles. L'objectif de ce livre n'est pas de proposer une nouvelle approche théorique du clientélisme. Il s'agit plutôt de rendre compte des processus historiques qui, dans certains contextes, ont permis la reproduction, mais aussi la transformation, des pratiques clientélaires au sein de sociétés modernes. C'est pourquoi les textes rassemblés ici ont en commun d'utiliser la notion de clientélisme pour interroger des faits politiques singuliers (la politisation en France sous la IIIe République, la transition démocratique au Bénin, les pratiques politiques populaires au Brésil, les associations de soutien des politiciens japonais, le localisme en Italie, les partis politiques français, la dénonciation des mœurs parlementaires dans l'Italie libérale, la corruption politique à Naples) et décrire, grâce à elle, cette singularité. »

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